Drapeau Mauricien 

  • le rouge: symbolise le sang versé par les esclaves durant la colonisation européenne
  • le bleu : la couleur du ciel et de l'océan 
  • le jaune : le soleil de l'unité et le rêve de purification 
  • le vert : la nature luxuriante et les champs de canne à sucre qui recouvrent à 90% l'île Maurice et qui représente un des trois piliers de l'économie mauricienne.

 

Le drapeau de MAurice a été adopté le 12 mars 1968 suite à l'indépendance du pays. 

 

 

Chronologie

XIVe siècle : des voyageurs arabes abordent l'île vers le début du siècle. Sulhiman donne le nom de Tirakka à l'archipel des Mascareignes.
1511 : découverte officielle de l'île par le Portugais Domingo Fernandez qui l'appelle Ilha do Cirne.
1598 : des Hollandais débarquent à leur tour sur l'île, qu'ils baptisent Mauritius en l'honneur du prince Maurice de Nassau (Maurits August Filips van Nassau (Bruxelles, 1564 - Breda, 1566), fils aîné de Guillaume d'Orange). C'est l'amiral Van Warwyck qui aborde l'île déserte avec ses cinq navires.
1615 : naufrage de deux navires de l'amiral Pieter Both qui meurt noyé.
1638, 1658 et 1664 : tentatives de colonisation de l'île, mais les cyclones, les maladies et les rats ont raison des colons.
1710 : départ des Hollandais. L'île n'a guère prospéré.
1715 : les Français (commandés par le capitaine Guillaume Dufresne) font la traversée depuis l'île Bourbon (aujourd'hui La Réunion) voisine pour prendre possession de Maurice, qu'ils rebaptisent Isle de France.
1722 : la colonisation de peuplement de l'île commence. Les premières années sont douloureuses, les cyclones font des ravages, la nourriture se périme très vite, des hommes meurent et des familles disparaissent.
1735 : la nomination du comte de La Bourdonnais au poste de gouverneur marque l'essor de l'île. Cet homme de poigne fonde la capitale Port-Louis. Il améliore les installations portuaires, fait construire le premier moulin à sucre, édifie un hôpital, et les routes font de notables progrès. C'est lui aussi qui réintroduit la canne à sucre, y acclimate le manioc, et lance l’industrie avec le sucre, le coton, et l’indigo.
1744 : Naufrage historique du navire Saint-Géran au large de l'île de France, où périt mademoiselle Caillou de Précourt (qui inspire à Bernardin de Saint Pierre son récit Paul et Virginie, paru en 1788).
1767 : Pierre Poivre, de la Compagnie Royale, et ancien membre de la Compagnie des Indes, ami de Labourdonnais, avait déjà séjourné dans l'île en 1746. Il y prend le 14 juillet 1767 ses fonctions de commissaire ordonnateur et intendant général, postes qu'il occupe six ans, jusqu'en 1773. Il introduit l'imprimerie. Il y acclimate les épices: girofle, muscade, poivre, cannelle, quatre-épices et y introduit ou réintroduit de nombreux arbres fruitiers : arbre à pain, letchi, manguier, badamier, mangoustanier, cacaoyer, longanier. Il fait de sa résidence de Mont-Plaisir un jardin luxuriant, qui deviendra le Jardin de Pamplemousses, l'un des plus grands et l'un des plus beaux jardins botaniques du monde.
1789 : les colons se rallient à la Révolution, mais refusent en 1794 d'abolir l'esclavage dans l'île.
1810 : en août a lieu l'unique victoire navale française des guerres napoléoniennes lors de la bataille de Grand Port. Néanmoins, les Britanniques prennent Maurice à la France le 3 décembre. Le traité de Paris (30 mai 1814) leur en concède officiellement la possession. Ils rebaptisent l'île Mauritius, mais laissent aux Franco-Mauriciens leur langue, leur religion, leur système juridique et leurs plantations. Les Britanniques privilégient la culture de la canne à sucre et laissent de côté le coton, l’indigo, le café, et les épices.
1835 : fin de l'esclavage à Maurice. Des travailleurs venus de Chine et d'Inde commencent à remplacer les anciens esclaves dans les champs de canne. La canne à sucre devient la raison d'être de l'île.
1864 : mort du père Jacques-Désiré Laval, apôtre de l'île Maurice.
1867 : une épidémie de malaria tue la moitié de la population de Port-Louis.
1901 : le mahatma Gandhi vient prôner les droits civiques dans la colonie britannique.
1936 : création du Parti travailliste mauricien (Labour Party) qui se fixe la défense des travailleurs comme objectif. Opposé au PMSD (qui représente la population blanche et créole), il devient très puissant dans les années 1950 sous la houlette de Sir Seewoosagur Ramgoolam et commence à militer pour l'indépendance.
1958 : instauration du suffrage universel.
1967 : le Labour Party obtient la majorité à l'Assemblée, obligeant le Royaume-Uni à envisager l'indépendance de l'île.
12 mars 1968 : l'île Maurice devient indépendante dans le cadre du Commonwealth. Sir Seewoosagur Ramgoolam est élu Premier ministre.
1979 : béatification du père Jacques-Désiré Laval.
1982 : Ramgoolam perd les élections au profit de Sir Anerood Jugnauth.
1983 : cassure au sein du Mouvement Militant Mauricien. Anerood Jugnauth forme le Mouvement Socialiste Mauricien et gagne les législatives en s'alliant avec le Parti Travailiste et le Parti Mauricien Social Démocrate de Gaëtan Duval.
1986 : plusieurs députés mauriciens sont impliqués dans une affaire de trafic de stupéfiants.
1989 : visite officielle du pape Jean-Paul II qui se rend au tombeau du bienheureux Jacques-Désiré Laval.
1990 : visite à l'île Maurice du président François Mitterrand.
1992 : Maurice devient officiellement une république le 12 mars[5]. Elle est présidée par Sir Veerasamy Ringadoo jusqu'au 30 juin. Ensuite Cassam Uteem devient Président de la République.
1995 : Navin Ramgoolam, fils de Sir Seewoosagur Ramgoolam, est élu Premier ministre.
1997 : Cassam Uteem est réélu Président de la République.
1999 : la mort dans un commissariat du chanteur créole de séga Kaya provoque des émeutes à Port-Louis. À l'origine, un probable sentiment d'exclusion de la communauté créole face au miracle économique.
2000 : élection d'Anerood Jugnauth comme Premier Ministre.
2002 : Karl Auguste Offmann devient Président de la République après la démission de Cassam Uteem à cause de conflits religieux.
2003 : Paul Bérenger, d'origine franco-mauricienne, devient le quatrième Premier Ministre depuis l'indépendance et le premier non-hindou, à la suite de l'application de l'accord de Medpoint signé par le Mouvement Socialiste Mauricien d'Anerood Jugnauth et le Mouvement Militant Mauricien de Bérenger. En application de ce même accord, Anerood Jugnauth devient Président de la République.
juillet 2005 : Navin Ramgoolam est réélu au poste de Premier Ministre.
2007 : Rama Sithanen envisage de démissionner de son poste de Vice-premier Ministre et Ministre des Finances. Il se maintient finalement, après un entretien avec le premier ministre.
2012 : Kailash Purryag succède à Anerood Jugnauth au poste de Président de la République.

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